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Télécharger La lamentation du prépuce PDF eBook En Ligne Shalom Auslander - Quand il était petit le jeune Shalom croyait aveuglément la parole des adultes : s'il allumait la télé pendant Chabbat Dieu ferait perdre les Rangers et tous ceux qui mangeaient du porc périraient dans d'atroces souffrances.Et puis Shalom a commencé à douter. De son père qui se saoule au vin casher et fait du Chabbat un véritable enfer. De sa mère qui le force à porter une kippa à la piscine. Et de Dieu Lui-même qui télé ou pas s'obstine à faire perdr...
Télécharger Livres En LigneLes détails de La lamentation du prépuce
| Le Titre Du Livre | La lamentation du prépuce |
| Auteur | Shalom Auslander |
| ISBN-10 | 2264048352 |
| Date de publication | 20/08/2009 |
| Livres Format | eBook PDF ePub |
| Catégories | récits |
| Mots clés | lamentation prépuce |
| Évaluation des clients | 3.57 étoiles sur 5 de 295 Commentaires client |
| Nom de fichier | la-lamentation-du-prépuce.pdf |
| Taille du fichier | 28.69 MB (la vitesse du serveur actuel est 20.18 Mbps |
Vous trouverez ci-dessous quelques critiques les plus utiles sur La lamentation du prépuce. Vous pouvez considérer cela avant de décider d'acheter ou de lire ce livre.
Paru chez Belfond en février 2008 dans la collection Littérature Étrangère « La lamentation du prépuce » (en américain Foreskin's Lament) est le premier ouvrage traduit en français (par Bernard Cohen) de Shalom Auslander. « Iconoclastes hilarants et incroyablement touchants » tels sont les souvenirs réels ou fictifs de Shalom « un jeune juif du New Jersey élevé dans la plus stricte tradition orthodoxe ». Des souvenirs en forme d'anecdotes et de réflexions pas très innocentes sur la réalité de la tradition tradition confrontée aux désirs d'émancipation et au besoin de racines des juifs d'aujourd'hui.Dans cet ouvrage courageux de 306 pages l'auteur n'hésite pas un seul instant à interroger des tabous à évoquer ce qui ne doit pas être débattu à émettre des avis et des opinions qui feront blêmir les plus fervents du respect aveugle de cette tradition. Shalom Auslander ne met pas de gants et y prend même apparemment goût. Des exemples ? La quête de la Terre Promise n'est (évidemment) pas terminée et elle ne le sera peut-être jamais. En attendant nous sommes tous perdus dans nos déserts respectifs ridicules et terrifiants des déserts qui paraissent s'étendre à l'infini. La tradition cacherait la vraie vie confinerait les orthodoxes dans un univers de « masturbation et fumette » (page 257) un univers où un Dieu insufflerait une dévotion aveugle à Ses ouailles lesquelles n'en finiraient plus de ratiociner et de s'opposer sur ce qu'il faut faire dire et penser. Lesdites ouailles seraient ainsi empêtrées dans un cycle tragicomique de malheurs (ancêtres tués dans la Shoah albums de photos comptant plus de morts et de disparus que de vivants ...) et de solitude. Ce cycle serait ponctué de tentatives désespérées pour s'évader du réel (boulots merdiques futilité accablante de la vie ...) et pour croire en un souvenir global un souvenir confortable et apaisant fabriqué par eux et pour eux un souvenir qui ne viendrait évidemment jamais. Au milieu de cette malédiction la circoncision ne serait jamais que l'acte d'un fou qui la pratiquerait sur son fils dans l'espoir de se gagner les faveurs de Dieu d'un fou qui s'inventerait ou se réfugierait derrière des rites des bénédictions des prières et des textes dont le sens réel restera jusqu'à la nuit des temps obscur et impénétrable aux non-spécialistes.Le lecteur comprendra vite ce qui a poussé Shalom Auslander à adopter sur ces différentes thématiques un ton vif et pétillant un ton qui convient parfaitement pour traiter de choses graves et particulièrement implicantes puisque divisant les tenants et les opposants à cette tradition orthodoxe. Avec ses personnages très typés (Shalom lui-même sa femme Orli des rabbins des écoliers …) son contexte moderne et volontairement imagé des expressions en yiddish et en hébreu pour faire authentique « La lamentation du prépuce » nous propose -derrière un titre singulier- un pied-de-nez drôle et émouvant aux fondamentalistes mais pas que ! Plus ou moins auto-biographique cet ouvrage -qui se lit d'une traite- évoque certes avec réalisme le dilemme vécu par certains juifs aujourd'hui. Mais plus globalement le livre conduit à s'interroger sur les fonctions psychologique et sociale de la tradition quelque soient les peuples concernés et les religions qui la véhiculent. Je mets donc quatre étoiles. + Lire la suite
Quelle joyeuse surprise d'automne que cette lamentation du prépuce !Le titre prête volontiers à sourire - ou à tourner la tête offusqué de voir apparaître un tel mot sur une couverture de livre - et le contenu est à l'image de ce titre !Au début du livre Shalom Auslander (auteur et "personnage principal" du roman) apprend qu'il va être papa et là c'est le déluge d'images apocalyptiques de tout ce qui pourrait arriver de mal pour empêcher cet heureux évènement de le combler. La faute à qui ? A Dieu et à la relation très houleuse qu'Auslander a entretenu avec son Créateur tout au long de sa vie. (bien qu'au final on s'aperçoit que cette relation une fois devenu adulte s'apparente plus à une relation de "bons potes" pleine de tendresse vache qu'à quelque chose de vindicatif )Et c'est là que les flashbacks commencent ...L'auteur évoque ainsi des souvenirs de son enfance et de son adolescence à la yeshiva (école juive ultra-orthodoxe) et dans sa famille.Ses réflexions d'adulte proche de la paternité mettent en lumière certains côtés absurdes de la religion juive observés à la lettre par les ultra-orthodoxe. le moins qu'on puisse dire... c'est que les ultra-religieux en prennent plein la figure ! L'univers de la yeshiva qu'il fréquente s'apparente vite à une formidable fabrique de futurs adultes frustrés (sexuellement mais pas que) et rongés par la culpabilité (mais pourquoi ? pour être juif et vivant ???) de même l'auteur met à mal - car avec une grande lucidité !! - les motivations "réelles" des individus ultra-religieux dans leur rapport à la piété.(demande à satisfaire tradition rassurante recherche d'un sentiment d'appartenance...)J'ai trouvé l'analyse - avec un humour à la Woody Allen ! - et la justesse avec lesquels le romancier décrit l'aspect culpabilisant du dogmatisme religieux très justes. de même Auslander à travers sa thérapie romancière essaye de comprendre comment l'enseignement de la religion et l'historiographie du peuple juif ont pu développer chez lui (et d'autres de ses co-religionnaires) un sentiment de persécution.Il évoque entre autre plusieurs épisodes d'horribles Shabbat avec sa famille ou alors des scènes du quotidien qui révèlent le traumatisme et l'obsession des descendants des communautés ashkénazes post-Shoah.(à ce propos j'en profite pour faire part de cette petite incompréhension : pourquoi la traduction a-t-elle gardé le terme "Holocauste" utilisé par les Américains certes mais rejeté par les Européens????)Bref pour ceux qui aiment l'humour caustico-psychanalitico juif de Woody Allen et qui ne crient pas au blasphème à la moindre petite réflexion libre d'un écrivain au sujet de la religion : je vous conseille vivement ce livre ! En ce qui me concerne j'ai hâte de découvrir le second roman de Shalom Auslender Attention Dieu méchant.Pour le plaisir un petit extrait où Auslander parle avec son psy (ceux qui ont vu des films de Woody Allen ne manqueront pas de se dire que ç'aurait pu être dans le scénario d'un de ses films ! ) :- Tu te punis tout seul dit Ike. C'est mon psychiatre. Je réponds :- Je sais.- Tu n'as rien fait de mal insiste-t-il.- Je sais. + Lire la suite