La fuite de Tolstoï

Télécharger La fuite de Tolstoï PDF En Ligne Gratuitement Alberto Cavallari - Tolstoï a quatre-vingt-deux ans. Dans la nuit du 27 au 28 octobre 1910 il quitte la propriété familiale de Yasnaïa Poliana. Sans prévenir sa femme ni ses enfants il s'enfuit seul dans l'hiver glacial. Après quatre jours d'errance il échoue dans la petite gare d'Astapovo où il meurt une semaine plus tard. Comment expliquer cette fuite ? Alberto Cavallari mène l'enquête grâce aux journaux des rares témoins directs et à Tolstoï lui-même qui dans la gare écrira su...
Les détails de La fuite de Tolstoï
| Le Titre Du Livre | La fuite de Tolstoï |
| Auteur | Alberto Cavallari |
| ISBN-10 | 2267020696 |
| Date de publication | 21/01/2010 |
| Livres Format | eBook PDF ePub |
| Catégories | récits |
| Mots clés | Tolstoï |
| Évaluation des clients | 3.5 étoiles sur 5 de 8 Commentaires client |
| Nom de fichier | la-fuite-de-tolstoï.pdf |
| Taille du fichier | 19.23 MB (la vitesse du serveur actuel est 22.67 Mbps |
La fameuse année 1910 de Tolstoï qui se termine par sa fuite et sa mort est un sujet éminement romanesque ou plus exactement qui peut se prêter à mille conjectures. En plus de celui-là je peux vous citer deux livres sur le sujet : Une année dans la vie de Tolstoï de Jay Parini dont vous pouvez trouver un billet chez Dominique (j'ai le livre dans ma PAL depuis son billet) et Tolstoï est mort de Vladimir Pozner dont vous trouverez un billet chez Lili Galipette.Ici on ne parle que de la fuite de Tolstoï. le récit est donc ramassé entre la nuit du 27 au 28 octobre et le 31 octobre où Tolstoï arrive à la gare d'Astapovo où il mourut le matin du 7 novembre. Quand j'ai lu la quatrième de couverture je me suis dit ça c'est une mort à la Edgar Poe. On ne sait pas ce qu'il a fait pendant sa fuite ni où il était mais comme il avait 82 ans ça a été trop éprouvant pour lui. Je rappelle que je ne connais pas la vie de Tolstoï ni ses romans mais seulement quelques nouvelles (je suis en train de me rattraper. Comme le dit George des fois j'ai l'impression de n'avoir rien lu).Si vous êtes comme moi sachez que dans la famille Tolstoï on se dit tout (mais alors absolument tout) ou plus exactement tous les membres du cercle de Yasnaïa Poliana (et ils sont nombreux) tiennent un journal et ils se le lisent entre eux. Quand Tolstoï décide de partir tout seul pour fuir sa vie sa femme et tout le reste c'est quand même avec un médecin et un serviteur en prévenant la moitié de sa famille et en écartant sa femme qu'il ne peut plus supporter après quarante huit ans de mariage. Tout ça est un peu extravagant. Mais c'est Tolstoï un homme plein de contradictions qui ne peut arriver à vivre selon son idéal (ce qui le désespère et je le comprends)On découvre donc ici un Tolstoï à la fois fragile et déterminé vaillant et malade. On découvre aussi sa manière de voir sa famille à travers des extraits de son journal que l'auteur incorpore en italique dans le texte comme si il faisait parti du texte. L'auteur ne prend pas parti ni pour Sophie (la femme) ni pour Tolstoï même si on suit Tolstoï (on a donc plus tendance à prendre son parti). L'auteur a priviligié une sorte d'enquête journalistique sur le sujet et donc un ton neutre. Cela ne donne pas l'impression de lire un roman ou une biographie romancée mais plutôt un article qui pourrait avoir été écrit au cours de la fuite au jour le jour par un journaliste qui suit la compagnie.En conclusion j'ai trouvé que c'était instructif et plutôt pas mal. Je lirais sûrement les deux autres livres cités précédemment.Lien : http://cecile.ch-baudry.com/.. + Lire la suite
Dix jours avant sa mort par un froid hivernal précoce Tolstoï âgé de quatre-vingt-deux ans réalise soudain nuitamment le rêve qu'il a nourri depuis plus de trois décennies : il fugue. Il abandonne sa grande demeure familiale son fameux divan de peau verte sur lequel il était né « ce radeau sur lequel il aurait voulu accomplir son voyage dans l'océan de la vie de la naissance jusqu'à la mort » (cit. p. 15) ; se sépare surtout de sa femme Sophia présentée à la fois comme normalisatrice et hystérique comme avide persécutrice et passionnée envers laquelle ses rapports sont tout aussi ambivalents.Pris d'une fébrilité et d'un élan d'énergie vitale (et/ou létale ?) extrêmes accompagné et entouré de plusieurs des siens il se soucie dans sa course folle non de sa destination mais de fuir en brouillant les pistes angoissé par la perspective d'être reconduit chez lui contre son gré.« Cependant puisque fuir signifie toujours se fuir soi-même en sachant que c'est justement cela qui est impossible car dans la fuite ou dans le voyage “on s'emmène justement soi-même” [Sénèque] Lev Tolstoï n'avait pas d'explications. » (p. 27)La course se termine par six jours d'agonie entre délire et reprise de conscience hôte du chef d'une petite gare. « Seule l'intéressait la continuation de sa fuite devenue désormais différente non plus éloignement furtif et précipité des autres et de lui-même uniquement mais voyage sans fin course libre à travers le monde aventure d'Ulysse qui ne s'achève pas que personne ne voudrait voir achevée malgré la vieillesse et la mort. » (p. 95)Le célèbre journaliste italien dans la force de l'âge mène une enquête purement textuelle sans jamais céder à la tentation facile du roman comme d'autres l'auraient fait bien que matériau romanesque il y ait et de la meilleure qualité… + Lire la suite
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